Véhicules Electriques

Le prix d’une voiture électrique va-t-il baisser à l’avenir ?

Les voitures électriques font l’objet d’énormément de réticences de la part des utilisateurs. Une des raisons principales qui expliquent ce phénomène concerne le coût de ces véhicules qui est un tiers plus élevé par rapport aux modèles thermiques. Dans un avenir proche, les choses ne vont pas s’arranger, car le prix des autos à watts va continuer à augmenter. Il faudra attendre d’ici 5 à 6 ans pour pouvoir commencer à profiter de légères baisses selon une étude menée par BloombergNEF pour l’ONG Transport & Environnement.

Pas de baisse de prix à courte échéance

Avec de légères hausses depuis deux ans, on constate que le prix des voitures est actuellement en train de s’envoler. Depuis septembre 2020, le prix du Peugeot 3008 PureTech 130 muni d’une boîte automatique a par exemple connu un bond de 1050 euros pour se fixer en 2022 à 37 050 euros. Le secteur de l’électrique ne fait pas mieux. Une Renault Clio E-Tech 140 en finition RS Line se négocie à 28 100 euros affichant ainsi une hausse de 1800 euros par rapport à 2020. Cette majoration annuelle est de l’ordre de 4%. L’augmentation tarifaire est due à de nombreux facteurs parmi lesquels figure la pénurie de semi-conducteurs qui est à l’origine d’un véritable déséquilibre entre l’offre et la demande. Principalement dû à la crise sanitaire internationale, ce manque de puces compromet la fabrication d’une voiture électrique. Cette dernière en contient des dizaines pour la gestion des moteurs et de la batterie ou pour la récupération au freinage. À cause du Covid-19, les principaux fabricants du secteur à l’instar de l’entreprise Taiwan Semiconductor Manufacturing Company ou TSMC ne parviennent plus à suivre la production. Ces problèmes d’approvisionnement vont perturber le marché qui subira la flambée des prix. Comme une auto électrique à besoin de trois fois plus de semi-conducteurs qu’un modèle thermique, elle est alors fortement impactée.

Un autre phénomène pointé du doigt concerne les matières premières nécessaires à la fabrication des batteries. Une hausse des volumes des matériaux utilisés pour produire ces composants a été constatée par le cabinet Adamas. L’augmentation de 92% de la capacité énergétique entre 2020 et 2021 a contribué à l’accroissement de la demande des matières premières : + 48% de cobalt, +62% de manganèse, +88% de carbonate de lithium, +101% de graphite, etc. Avec le prix de l’énergie qui s’envole, la hausse du coût de la fabrication et de la livraison a des effets sur le coût des batteries. La situation en Ukraine ne vient pas non plus arranger la situation étant donné que la Russie fait partie des principaux producteurs de nickel dont le prix est aussi en train d’exploser.

Une diminution progressive des prix d’ici 2026

Bien que la situation ne soit pas particulièrement reluisante, d’autres études se montrent plus optimistes sur l’amélioration du coût de l’électrique. D’après l’ONG Transport et Environnement en partenariat avec BloombergNEF, une inversion des prix va probablement faire son apparition d’ici 2025. D’après cet organisme à but non lucratif, les berlines et SUV électriques seront moins chers à produire à partir de 2026. Pour les citadines, ce sera à compter de 2027. D’ici 2030, l’étude a révélé qu’une auto à watts sera 20% moins chère qu’un modèle à essence.

Cette égalité tarifaire sera due à plusieurs phénomènes, à commencer par une baisse du coût de la batterie. Entre 2010 à 2020, le prix de ce composant a diminué de 89% allant de 1100 dollars par kWh à 137 dollars. Cette chute des prix est due à l’usage de nouvelles techniques. Le lithium-fer-phosphate sera par exemple privilégié pour alimenter les batteries. D’autres technologies comme les batteries à électrolyte solide feront aussi leur apparition. Par ailleurs, l’augmentation de la production de voitures électriques va contribuer à faire descendre les coûts de fabrication surtout si les usines commencent à automatiser leurs chaînes de production.

Les différentes aides pour acheter une voiture électrique

En attendant une réduction effective des prix des voitures électriques, les consommateurs peuvent miser sur les primes gouvernementales afin de faire baisser le coût d’achat. Parmi les aides les plus connues figure le bonus écologique qui est dédié aux personnes privilégiant les véhicules propres. A contrario, celles qui optent pour une auto thermique sont pénalisées par un malus écologique allant de 50 à 20 000 euros selon la quantité de CO2 rejeté. Le bonus écologique représente 27% du prix d’achat du véhicule convoité et est déduit directement sur la facture émise par le concessionnaire ou le distributeur. Le montant gagné va de 1000 à 6000 euros et dépend de plusieurs facteurs : prix d’achat, type de véhicule (100% électrique, hybride rechargeable ou hydrogène), date d’acquisition, etc.

Cette subvention est cumulable avec la prime à la conversion qui propose aussi une aide à l’achat à condition de mettre au rebu un véhicule diesel immatriculé avant 2011 ou un véhicule essence immatriculé avant 2006. En moyenne, le montant de cette prime à la conversion va de 2500 à 5000 euros.

En outre, il existe aussi diverses aides régionales auxquelles l’acheteur peut faire appel pour diminuer le coût du véhicule convoité.

Quelles sont les voitures électriques les moins chères du marché ?

Pour pouvoir transiter vers la mobilité électrique sans pour autant y laisser tout son budget, l’automobiliste peut choisir des modèles disponibles à prix bas. Parmi les modèles les plus accessibles du marché figure la Dacia Spring qui trône en tête des ventes actuellement. Elle est vendue pour seulement 19 920 euros. En plus de son look inspiré des SUV, elle plaît également pour son autonomie tout à fait acceptable de 230 km en cycle mixte et 305 km en cycle urbain.

Toujours au sein du groupe Renault, la Twingo E-Tech s’illustre également pour ses tarifs imbattables. Il suffit d’un budget de 23 650 euros pour pouvoir se l’offrir. La petite citadine se montre par contre moins autonome que la Dacia, car avec sa batterie de 22 kWh, elle ne peut parcourir que 190 km en cycle WLTP.

Un autre modèle bon marché est la Fiat 500 e qui s’affiche à 24 900 euros dans sa finition d’entrée de gamme Action. Ce modèle assure un rayon d’action de 240 km avec sa batterie de 23,8 kWh et s’équipe d’un moteur de 95 ch.