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Recharges répétées : quelle conséquence sur la batterie de ma voiture électrique ?

Si certaines batteries de voitures électriques sont plus sensibles au poids des années, la plupart d’entre elles s’altèrent au cours de leur utilisation. Le cycle de recharge et de décharge est un des facteurs qui entraîne une usure de ce composant. À force de recharger de façon répétée, il finit par se dégrader prématurément, d’où l’importance d’espacer les cycles de recharge en utilisant plusieurs astuces pour optimiser l’autonomie du véhicule.

Les particularités d’une batterie de voitures électriques

L’autonomie varie d’une voiture électrique à une autre. Elle est intimement liée à l’utilisation du véhicule, au style de conduite et surtout à la batterie. La performance de ce composant dépend de plusieurs facteurs, à commencer par l’usage. D’ordre général, les voitures électriques ont été élaborées pour rouler en ville, avec des vitesses limitées et des trajets courts au quotidien. Elles sont peu énergivores. A contrario, les modèles thermiques seront plus gourmands en carburant à cause des effets des accélérations et des décélérations, des arrêts fréquents et des distances plus courtes à parcourir.

Bien que la consommation énergétique de la batterie et l’autonomie du véhicule soient corollaires à la conduite, d’autres paramètres provoquant une déperdition de capacité entrent en jeu notamment l’utilisation des équipements de chauffage, de climatisation, de dégivrage ou de désembuage.

À cela s’ajoute l’âge de la batterie. Avec le temps, ses performances sont réduites au même titre que les batteries des ordinateurs ou des smartphones. Il s’avère qu’une perte de 10% des capacités de stockage est observée au bout de cinq ans. Le State of Health (SOH) ou état de santé de cette batterie s’altère au fil des années. Ce SOH dépend de la tension des cellules, de la température ambiante ainsi que de l’intensité traversant les accumulateurs.

Les impacts des recharges répétées sur une voiture électrique ?

Les batteries des voitures ont besoin d’être rechargées sur une source d’énergie externe pour récupérer l’autonomie. Or, cette action a un impact sur leur durée de vie en entraînant une légère usure. Ce phénomène est dû à la montée de température au cours de la recharge. En effet, une batterie lithium-ion supporte mal les températures supérieures à 70°C. Dès 50°C, les dégradations sont inévitables, bien que cela découle aussi de la qualité et de la conception, car avec l’introduction de cellules plates, la chaleur se dissipe mieux. Sur les modèles de la marque Tesla, des circuits de refroidissement liquide sophistiqués ont été intégrés pour favoriser la baisse de la température. Sur d’autres VE comme la Nissan Leaf, la réduction de la chaleur se veut plus archaïque puisque le véhicule ne peut compter sur l’air ambiant pour se refroidir. C’est la raison pour laquelle les batteries des Tesla perdent 10 à 30% d’autonomie au bout de dix ans contre cinq ans pour les autres modèles.

Comment optimiser l’autonomie d’une voiture électrique ?

Pour éviter les recharges répétées, la solution est d’optimiser au maximum l’autonomie du véhicule. Comme il a été stipulé plus haut, il est préconisé de réduire la fréquence d’utilisation de la climatisation et du chauffage qui constituent les principaux équipements énergivores d’un véhicule électrique. À la place, l’utilisateur mise sur les systèmes de pré-chauffage ou de pré-refroidissement qui sont moins gourmands en énergie. Il peut également recourir au volant et aux sièges chauffants pour profiter d’une température plus confortable dans l’habitacle sans devoir activer son chauffage.

Par ailleurs, en prenant l’autoroute, les utilisateurs constatent une diminution plus rapide de leur autonomie. Ce phénomène est dû à la vitesse élevée qui augmente la friction de l’air. C’est pourquoi il est conseillé d’éviter l’autoroute dans la mesure du possible et de ne pas rouler à une vitesse supérieure à 110 km/h. Les routes nationales sont à privilégier pour ne pas aller au-delà de 80, 90 ou 110 km/h.

Une autre astuce bannit l’usage des coffres de toit qui freinent l’aérodynamisme et engendrent une surconsommation. Dans ce sens, le poids est aussi le pire ennemi d’une voiture électrique. Il est inutile de s’embarrasser de bagages superflus au cours de longs trajets pour réduire le passage à la pompe.

La pression des pneumatiques doit également faire l’objet d’une vérification systématique, car rouler avec des pneus sous-gonflés abaisse l’autonomie en augmentant la consommation électrique. La sécurité du véhicule est en même temps compromise.

Quelques astuces pour préserver la batterie

Pour accroître la durée de la vie de la batterie, viser un niveau de charge optimal s’avère essentiel. Celui-ci se situe entre 20% et 80%, ce qui veut dire que l’état de la batterie ne doit pas être en dessous de 20% et qu’au cours de la recharge, il ne faut pas excéder les 80%. Les batteries ont du mal à supporter les décharges complètes et les charges maximales.

La dégradation de ce composant électrique est intimement liée à un vieillissement calendaire. Le fait de ne pas utiliser le véhicule pendant une longue période finit par endommager la batterie. Un ralentissement de ce vieillissement calendaire est possible à condition de mettre le véhicule à l’abri des fortes chaleurs et des expositions solaires.